Citoyenneté/Justice, Réglementation, Réseaux sociaux

Racisme, xénophobie, l'incitation à la haine: la liberté d'expression a ses limites. Rappel

L’actualité – le naufrage de migrants aux larges de nos côtes – nous montre que le combat contre la bêtise humaine dans ce qu’elle a de plus archétypique est loin d’être gagné. En témoignent les commentaires odieux qu’elle a suscités.

Et pour tous ceux – et pour les autres aussi, une piqûre de rappel ne fait jamais de mal – qui seraient tenté d’invoquer le sacro-saint principe de la liberté d’expression voici les frontières qu’elle ne peut franchir:

  • L’incitation à la discrimination, à la haine, à la violence ou à la ségrégation à l’égard d’autrui, en public, intentionnellement et pour une raison précise. Par « en public« , on entend aussi  « sur support numérique« ;
  • La diffusion d’idées fondées sur la supériorité raciale ou la haine raciale;
  • L’appartenance ou la collaboration à un groupement ou à une association qui, de manière répétée, prône la discrimination ou la ségrégation;
  • Le négationnisme;
  • Les injures écrites, l’abus de moyens de communication & le harcèlement.

La calomnie et l’injure tombent également sous le coup de la loi. A bon entendeur…

A lire

Source: https://kutt.it/J6MNRY

NTIC, Réseaux sociaux, société

La disgrâce de l'emoji "OK"

Les émojis font partie de notre quotidien. Rares sont les messages, statuts, post… qui n’en soient ponctués. De toutes sortes et de toutes formes leur diversité nous permet de tenir une conversation sans utiliser un seul mot. Une bénédiction pour nos têtes blondes dont les performances en lecture ne sont pas au top. Un des plus populaires d’entre eux – l’émoji « OK » – est frappé du sceau de l’indignité par une association anti-discrimation. Il signifierait l’appartenance au mouvement suprémaciste « White power ». Tu l’utilises et te voilà, comme ça, d’un coup, raciste.

Ma première réaction fut de sourire en coin. Et de ranger les articles relatant les heurs et malheurs de « OK » dans la catégorie « A traiter plus tard ». Autant dire aux oubliettes. Et puis…

Et puis je me suis dit qu’au train où allaient les choses l’émoji 🏳️‍🌈 sera un jour perçu par quelque association, gardienne auto-proclamée de la vertu d’une jeunesse en manque de repères, comme le signe de ralliement de sombres individus se vautrant dans la luxure et la poudreuse. Celle qu’on sniffe.

Et puis je me suis dit ceci, j’ai pensé cela…mais tout n’était qu’argutie face à la seule question qui me semblait avoir du sens: les plongeurs sont-ils tous racistes?

Ma première réaction fut un sourire. Et puis un jour je me suis dit que mon boulot c’est d’aiguiser l’esprit critique des jeunes. Et qu’une des façons d’y arriver c’est de prendre de la distance par rapport aux interprétations toutes faites. Alors 🖕 à tous ceux qui essaient de nous vendre une vision du monde sans nuances.

Sources: https://kutt.it/9DTXnyhttps://kutt.it/3aJgPe