Bicky Burger. Tout le monde se souvient. Une nana se mangeait une baffe parce qu’elle avait servi un faux Bicky à un (son?) homme. Tollé général. Le géant du burger de friterie présentait ses excuses. Dont acte? Oui, si cette publicité ne sentait pas le remugle d’un sexisme primaire. Mais non…

La manosphère, tu connais? Non? Allez! Plongeons dans ses abysses !

Selon les experts, elle se divise en 4 groupes: les MGTOW pour Men Going Their Own Way, les masculinistes, les pickup artists et les incels. Les premiers veulent mener leur vie sans les femmes (des adeptes invétérés de l’onanisme donc?), les seconds s’érigent en défenseurs des droits et des intérêts des hommes bafoués par un féminisme qui veut les asservir (snif!), les troisièmes se présentent comme des pro de la drague qui pécho tout ce qui passe pour guérir une blessure de l’adolescence: les nanas – ces garces – n’en voulaient pas. Les derniers, ce sont les célibataires endurcis qui voudraient bien, mais qui n’y arrivent point (Re-snif!). C’est les frustrés du tas. Et les plus dangereux.

Tout ce beau monde a un point commun : ils n’aiment pas les femmes. Enfin qu’elle soient – même si le chemin est encore (très) long, comme le démontre le dernier rapport annuel de l’ONG Oxfam pour qui les femmes sont en première ligne des inégalités à cause d’un système économique qui les discrimine et les cantonne dans les métiers les plus précaires et les moins rémunérés (…) – des citoyennes ayant les mêmes droits, les mêmes aspirations, les mêmes capacités que leurs homologues de l’autre sexe prétendu fort (car érectile?). Et de leur reprocher de privilégier leur carrière au repassage et leur trop bonne éducation (mais qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école?). La féminisation des noms est pour eux l’illustration d’un complot féministe destiné à asservir l’homme. Lui qui, depuis la nuit des temps bat la campagne gourdin à l’épaule à la recherche de nourriture, pendant que madame coud des vêtements et torche la marmaille dans la chaleur humide de la grotte familiale.

Qu’ils n’aiment pas les femmes, soit. Je n’aime pas les chats. Qu’ils étalent leur misogynie primaire à coups de propos salasses ? Qu’ils glosent sur un complot féministe chimérique ou sur la meilleure manière de lever une jolie gazelle en soirée ? C’est désolant. Mais bon… il est encore possible de faire avec. Il faut de tout pour faire un monde. Même des cons.

Mais le souci, c’est qu’ils n’en restent pas là. Il arrive à cette bande de nanocéphales de se coordonner pour mener des attaques virtuelles contre des Youtubeuses, bloggueuses ou des journalistes… Relents nauséabonds d’une histoire pas encore centenaire.

Notre boulot, c’est d’amener les jeunes à faire preuve d’esprit critique, de tolérance, de solidarité… Bref, d’en faire des acteurs de changement et non des moutons ; répétant à l’envi et aveuglément un modèle aussi suranné qu’il est inique. Alors …

« Les hommes sont des femmes comme les autres. »

Groucho Marx

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