Nom de code Sarahah: indiscrétion et dér[app]age

Nom de code: Sarahah. Comme le désert. Normal c’est une application en provenance directe du pays des Mille et une Nuits. Il s’agit d’une messagerie anonyme dite asymétrique: l’expéditeur est anonyme mais le destinataire est ciblé.  Et qui dit anonymat… menaces, insultes… toutes les dérives sont possibles.

C’est l’occasion de rappeler que le harcèlement est passible de sanctions et que si tu en es victime il est primordial d’en parler à tes parents, professeurs, éducateurs, personne(s) de confiance…

Une application indiscrète

Le site Numerama.com stigmatisait,dans son article du 28 août (vidéo à l’appui, ci-dessous), l’indiscrétion de l’application: elle collecte des données confidentielles à l’insu de l’utilisateur. Interrogé à ce sujet le créateur de Saharah, Zain al-Abidin Tawfiqn, assurait qu’un correctif serait déployé afin de mettre fin à ce qu’il déclarait être une erreur.  Il réitérait cette affirmation au mois de septembre.  Un petit tout sur Play Store nous indique que la dernière mise à jour enregistrée date du 28/07/2017.

La vidéo ci-dessous, réalisée par un expert en sécurité informatique, montre l’application en train de collecter les données contenues dans le carnet d’adresse du chercheur.

 

Sources : Sarahah, une app qui encourage au harcèlement scolaire: « Ta mort nous arrangerait bien », L’app Sarahah, phénomène des ados, collecte les adresses email et numéros de téléphone- numerama, La « success story » de Sarahah, l’application de messagerie anonyme – RTL info

 

Regardez votre voisin de droite, regardez votre voisin de gauche…

Y a pas à tortiller du derrière, le taux d’échec dans le supérieur – près de 65% des étudiants échouent en 1e année – est vertigineux. Et ça fait des années que c’est comme ça.  Un collège d’experts planchent sur des mesures susceptibles sinon d’arrêter la mécanique à tout le moins de l’enrayer.  Il en va, d’après eux, de la qualité de l’enseignement supérieur wallon.

Parmi les idées dans les cartons de ces éminences grises: la mise en place de tests d’orientation obligatoires à l’entame des études et un début de cursus plus généraliste.

Des tests d’orientation mais pas que…

Les tests d’orientation – spécifiques à chaque filière – ne seraient pas contraignants; mais pourraient amener les autorités académiques à imposer des activités de remédiation à l’étudiant. Ils seraient par ailleurs inscrits dans un dispositif global comprenant entretiens individuels, activités de remédiation et suivi tout au long du cursus.

Choisir de manière progressive

Dans un grand nombre de cas l’échec est dû, d’après les experts, « à l’indécision de l’étudiant quant à son orientation, ainsi qu’à sa méconnaissance du contenu et des exigences de la formation sur laquelle il a porté son choix. ».  Aussi proposent-ils la mise en place d’un dispositif d’orientation progressive. L’étudiant choisirait d’abord un secteur (sciences et techniques, sciences sociales, sciences humaines, droit et économie…),  le choix du programme de cours s’affinant petit à petit – sur 2 ou 3 quadrimestres – avec l’aide d’un conseiller aux études.

Si l’ARES examine les diverses – il y en a 18 – mesures, la FEF, par la voix de son président Maxime Mori, a déjà exprimé son scepticisme concernant la pertinence du test d’orientation obligatoire dont « l’utilité n’a jamais été scientifiquement prouvée (…) Nous le redoutons d’autant plus que là où on l’a instauré précédemment (en polytechnique et en médecine), cela a finalement débouché sur un examen d’entrée. ».  Chat échaudé…

Source : Un test obligatoire à l’entrée des études ? L’idée fait son chemin – La Libre

Pourquoi est-on accro aux réseaux sociaux?

Les « like », notifications et autres commentaires flattent notre ego et stimulent dans ton cerveau le système de la récompense qui se trouve être le même que celui… de la dépendance.  Ajoute à cela un petit « shoot » de 30 secondes tous les 10 minutes (en moyenne) et te voilà accro! A consommer avec modération donc!

Job et étudiant en alternance

Le vent souffle, les feuilles tombent.  Les sanglots longs de violons de l’automne… bref, l’été et ses parasols, plage et glaces qui coulent entre les doigts ne sont plus que de lointains souvenirs que l’on se surprend à évoquer au rythme des bourrasques qui emportent avec elles le souvenir de nos amours mortes.  Nombreux furent les jeunes qui profitèrent de ces quelques semaines estivales pour se remplir les poches en se gelant les doigts au rayon surgelé du l’hyper du coin; ou en vendant à des gamins capricieux des gelati aux couleurs et parfums aussi improbables qu’inédits.  Grande nouveauté de l’été qui se meurt: les étudiants en alternance – jusqu’alors exclus du système – pouvaient, eux aussi, se livrer en toute quiétude aux joies du job étudiant.

Ces dernières années le job étudiant n’est plus une activité réservée aux seules vacances d’été.  De plus en plus d’étudiants combinent études et petit(s) boulot(s).  Cette possibilité est également ouverte aux étudiants de l’enseignement en alternance.  [su_highlight]Sous certaines conditions[/su_highlight].